Archive for mars, 2008

Inventé par et pour les hommes, le poker d’aujourd’hui semble démentir de plus en plus son renommé. Maintes fois, les femmes ont démontré que, même avec un potentiel d’agressivité (nécessaire dans le jeu) moins élevé, on peut aussi bien faire performance au poker.

Isabelle Mercier gagnait en 2004 Ladies Event de World Poker Tour et suite à son style agressif de jeu, elle a été surnommée « No Mercy ». A cette occasion, PokerStars l’a observée, en lui proposant l’une des meilleurs contrats de sponsorisation du monde du poker. C’était, pour elle, un rêve devenu réalité. Depuis, grâce à ce contrat, elle a eu la chance de jouer dans des tournois de poker partout dans le monde. En échange, ce qu’elle doit faire pour PokerStars est promouvoir le site par tous les moyens possibles.

Regardant en arrière, Mercier se rapelle que ses débuts dans les salles de poker n’étaient pas très faciles, en dépit d’une expérience de jeu qui commençait depuis l’âge de trois ans. « Au début, j’ai joué à des tables aux entrées moins élevées, et j’ai eu des difficultés à arriver à la table finale. A présent, je ne ressens pas la même tension, et les choses vont mieux pour les jeux en cash. A 18 tables de 20, je sors en profit. Je ne joue pas fréquemment, d’habitude je participe aux concours. »

Le contrat avec Pokerstars, Mercier le voit de très bons yeux. « Le gros argent n’est pas dans le jeu, mais en tout ce qui l’entoure. On ne peut pas gagner d’énormes montants du poker, sauf qu’on gagne des concours majeurs. L’affaire conclue avec PokerStars m’aide à jouer au poker quand je veux. Il y a quelques, j’avais la tête pleine de pensées liées aux affaires avec du poker, et de cette façon, je n’ai réussi qu’à perdre d’argent chaque fois que je m’assoyais à une table de poker. Ce genre de choses peuvent avoir une influence négative sur le jeu en soi. Mais lorsqu’on a mille choses à faire, il est plus facile de laisser tout tomber pour le lendemain et décider de jouer au poker quand on a envie! »

Correctement compris, le concept de probabilité du pot est un facteur décisif dans le jeu de poker. La probabilité du pot est calculée prenant en compte la valeur du pot et la valeur du pari. Par exemple, si la valeur du pot est 10$ et la valeur d’un pari est de 2$, la probabilité du pot sera de 5:1.

Il est toujours très important de connaître la valeur du pot. Si vous jouez au Limit, il faut compter les paris du pot au lieu de compter l’argent investi. Lorsque les paris se doublent, comme dans le cas du Texas Hold’em, la manière de compter est de considérer un grand pari comme deux fois le petit pari. Si vous jouez au pot Limit ou au No Limit, il est un peu plus difficile d’évaluer le pot et, par conséquent, les probabilités ne seront plus aussi exactes. Il est, quand-même, indiqué, d’essayer d’évaluer le pot.

Mais comment peut-on utiliser ces informations? Pour qu’elles deviennent utiles, il faut faire la liaison entre la probabilité du pot et la valeur de la main qu’on détient. Premièrement, il faut avoir une vue d’ensemble sur vos adversaires et estimer les chances de votre main par rapport à celles des autres joueurs. Prenons, par exemple, la situation suivante: vous espérez faire une couleur dans le flop au Hold’em et vous jouez contre un adversaire dont vous vous doutez qu’il ait au moins une paire de grosses cartes. Vous verrez que les 9 cartes qui peuvent vous aider à faire une couleur vous donne des chances de 35% après le turn et la rivière. cela signifie que, pour faire un pari durant le flop vous avez besoin d’une probabilité du pot qui soit au moins 2:1.

Il y a aussi des probabilités implicites. Ceux-ci concernent le rapport entre la valeur actuelle du pot et le pot que vous vous attendez gagner. Cela fait que vos évaluations au début de la partie soient assez floues..Par exemple, si dans une partie de Limit Hold’em où le pot est de 80$, votre adversaire mise 20$, votre relance vous donne des chances de 5:1. Si vous prenez en compte que votre adversaire relance lors de la rivière, vos chances seront de 6:1 ou 7:1.