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Au cours du mois de mars, plusieurs salles de poker en ligne se sont associées à des casinos terrestres dans ce qui peut être considéré comme un effort important pour obtenir la légalisation des jeux en ligne aux États-Unis et non seulement:

D’abord, on a vu Caesar’s Entertainment unir les forces avec 888 Holdings afin de faciliter l’entrée le Caesar’s au Royaume-Uni. Ensuite, PokerStars a annoncé son partenariat stratégique avec Wynn Resorts, une alliance qui s’est proposé de faire des pressions pour la légalisation du poker sur Internet aux Etats-Unis. Maintenant, on apprend la nouvelle que Full Tilt Poker et Fertitta Interactive ont pactisé dans un effort similaire.

La rumeur a été confirmée par Wall Street Journal et Las Vegas Sun Review. Cette dernière a publié la déclaration d’un propriétaire de Fertitta Interactive, Breitling Tom: « Notre entente avec Full Tilt est confidentielle, mais elle poursuit l’adoption d’une loi fédérale réglementant le poker sur internet… Nous croyons qu’une loi fédérale pour le poker en ligne est la voie à suivre. Nous croyons qu’un projet de loi pour le poker en ligne serait une bonne chose pour le Nevada. Nevada est un chef de file dans la réglementation du jeu et nous avons besoin de beaucoup d’emplois bien rémunérés dans le domaine de la high-tech et des recettes fiscales provenant du poker en ligne. »

Tiltware, la société mère de Full Tilt Poker, a relaté dans le Wall Street Journal une histoire similaire, sans divulguer les termes de l’alliance avec Fertitta Interactive. On a informé que Full Tilt continuerait à fonctionner aux États-Unis sous le même nom.

29
mar

Fin mars 2011, Wynn Resorts WYNN a annoncé une alliance avec PokerStars, l’un des plus grands opérateurs de poker en ligne. Cette alliance ne doit produire des effets que dans le cas où le poker en ligne est légalisé aux États-Unis et qu’on y reçoive une licence d’exploitation.
Mais ce mouvement est un signal clair que le PDG Steve Wynn pense que le jeu en ligne sera finalement légalisé au niveau fédéral. C’est pourquoi il aurait cherché à bien positionner son entreprise afin de recevoir l’une des licences quand elles seront octroyées.

La société a communiqué qu’à côté de Poker Stars, elle ferait des pressions pour la légalisation du poker en ligne au niveau fédéral. Ensuite, si une telle loi passe, les deux sociétés créeront un nouveau site, PokerStarsWynn.com. La société ne donne aucune indication sur de possibles affaires avec PokerStars avant ce point.

Dans un communiqué, le chef de la direction Steve Wynn a déclaré: « Après avoir étudié la question, nous sommes convaincus que l’absence de réglementation des jeux sur Internet aux États-Unis doit changer. Nous devons reconnaître que cette activité est en cours et que la législation ne dispose pas d’outils pour l’arrêter. »

Cette prise de position représente un changement radical de M. Wynn. Dans le passé, il s’est opposé au jeu sur Internet, alors même que Caesars Entertainment Inc, l’un de ses principaux concurrents de Las Vegas, militait avec force pour la modification de la loi des jeux.

En cas de succès, un partenariat avec Pokerstars sera profitable pour Wynn, puisque PokerStars est populaire parmi des millions de joueurs de poker des États-Unis.

Mark Scheinberg, fondateur de PokerStars, a opiné: « PokerStars est réglementé dans de nombreux pays européens et il a soutenu l’adoption de la même approche aux États-Unis pendant des années. Cette alliance représente une étape essentielle dans cette direction. »

La fin de l’année dernière, le sénateur Harry Reid du Nevada n’a épargné aucun effort pour faire adopter une loi autorisant le poker en ligne aux Etats-Unis. La légalisation est donc devenue une question de temps, pas de condition. Vu les déficits énormes auxquels se confrontent les gouvernements fédéraux et d’État, les jeux en ligne représentent en effet une source intéressante de nouvelles recettes fiscales.

La Cour suprême du Danemark a donné une décision qui oblige un jeune Danois de remettre l’argent qu’il avait gagné au poker en ligne. Le montant qu’il « doit » céder s’élève à 194.000 couronnes danoises (l’équivalent de 28.000$).

La décision de l’instance ne fait qu’appliquer la loi danoise qui interdit aux citoyens danois de vivre seulement des jeux de hasard. En d’autres termes, la législation danoise s’oppose au jeu professionnel, qu’il soit dans les casinos terrestres ou virtuels. Comme le Danois de 35 ans n’a pas un emploi et puisque ses gains ont été obtenus aux jeux le long d’une année, comme source unique de revenus, il a été accusé d’avoir violé cette loi.

Selon l’arrêt de la Cour, l’homme a utilisé le poker en ligne comme son unique moyen d’existence, ce qui contrevient à la loi en vigueur. Le joueur doit obéir à la loi danoise lorsqu’il fait des paris se trouvant au Danemark, même si les serveurs des salles virtuelles de poker sont situés à l’étranger.

Les procureurs ont argumenté qu’ils n’avaient pas eu l’intention de proscrire le poker, mais d’appliquer la loi uniformément, pour ce qui est du poker en ligne ou terrestre.

« Nous allons décider au cas par cas si quelqu’un joue comme professionnel », a déclaré le procureur Svend Larsen.

L’accusé est la deuxième personne chargée de cette coulpe ces derniers mois. Un organisateur de tournois de poker réguliers a été accusé pour la même raison. Sa condamnation a été levée par la Cour Suprême, mais la législation n’a pas changé.

Dans cette espèce-là, l’arrêt ne concernait que les tournois de poker. Le poker en ligne n’avait pas été pris en considération durant le procès. La décision de l’instance reposait sur l’incertitude planant sur les réglementations qui régissent le poker sur internet. Malheureusement, ce dernier jugement, arrêté le 9 septembre, a confirmé l’interdiction dans le cas des jeux en ligne.

15
mai

L’Alliance des Joueurs de Poker des Etats-Unis (Poker Players Alliance – PPA) a des nouvelles réjouissantes au sujet de la légalisation du poker en ligne. Question prioritaire sur l’agenda de l’Alliance, la légalisation du poker sur internet a été la première demande inscrite sous la rubrique « Questions de technologie » du Cahier d’Informations des Citoyens remis récemment au président Obama.

Le Cahier d’Informations, un projet particulier de la nouvelle équipe de la Maison Blanche, a rassemblé des propositions des citoyens américains, en présentant les plus populaires à Obama. Parmi celles-ci, la légalisation du poker en ligne – un sujet épineux qui perdure depuis quelques années, a été mise en tête de liste.

John Pappas, directeur exécutif de l’Alliance des Joueurs de Poker, n’est pas surpris que la question du poker a été le numéro 1 sur la liste : « Il s’agit d’une communauté qui se fait entendre…L’année dernière, plus de 80.000 lettres favorables à la régulation du poker en ligne, ont été envoyées au Congrès, par le biais de notre site (…) Les joueurs du pays entier ont parlé d’une seule voix pour protéger le jeu qu’ils aiment, et la Maison Blanche a entendu ce message. » L’importance accordée à la question, en le plaçant la première parmi les « questions de technologie », et la 11ème dans l’ensemble des sujets, « prouve que ce n’est pas une question de niche, mais une politique publique nationale », a ajouté Pappas.

Rédigé par le joueur en ligne Aaron Huertas, la demande est libellée comme suit:

« Permettre aux joueurs de poker des Etats-Unis de jouer légalement et sans crainte de poursuites. Reformer l’UIGEA pour exempter de la loi le poker, un jeu d’adresse »

« Appuyer l’économie en permettant aux compagnes et aux joueurs américains de gagner de l’argent et payer des impôts, au lieu de les envoyer à l’étranger »

« Protéger les joueurs en ligne, en réglementant l’industrie pour veiller à ce que personne ne soit jamais trompé ».